Reine de Françoise de Luca (Marchand de feuilles) et D’après une histoire vraie de Delphine de Vigan (Livre de poche)

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Pour la première fois, je vais faire une chronique portant sur les deux derniers livres lus et qui, paradoxalement, abordaient le thème de l’amitié. Une fois n’est pas coutume, j’ai lu sans m’en rendre deux livres dont la définition de l’amitié était au cœur de ces deux romans. Habituellement, lorsque je termine un livre, je m’assure de plonger dans un univers radicalement différent dans le prochain. Guerre ? Récit de voyage ? Essai ?

 

Le premier, Reine, évoque ces amitiés intenses, considérées éternelles, constituées lors de l’enfance ou de l’adolescence. La narratrice décrit cette amitié fusionnelle entre Marie-Reine et elle. Elle ne passe rien sous silence : les jalons de cette amitié en dents de scie, où la complicité cède parfois la place à la colère et l’éloignement. Elle évoque la construction de ces deux personnalités parfois antagonistes, les amants, les études. Cette amitié se déroule comme un fil. Sous tension, il peut se relâcher mais jamais ne brise. À la lecture de ce roman, j’ai eu l’impression que l’auteure avait un réel besoin de raconter, d’expliquer cette amitié afin de mieux vivre avec la culpabilité qui l’habite et la ronge. « Si seulement j’avais compris, les choses auraient pu être différentes. ». Sans doute.

L’occasion de se replonger dans ses propres amitiés qui ont occupé une place importante dans notre vie et de repenser avec nostalgie à toutes ces personnes qui nous ont fait grandir, aimer, rire, danser et parfois pleurer.

 

Dans un tout autre registre, le livre de Delphine de Vigan table plutôt sur l’amitié qui vire en thriller psychologique. Dans un récit dont on ne saura jamais ce qui est vrai de ce qui ne l’est pas, l’écrivaine à succès met le lecteur sous tension en racontant l’arrivée de L. dans sa vie. D’une amitié complice, le lecteur suit l’évolution de cette relation malsaine entre les deux femmes, L. prenant progressivement le contrôle de la vie de Delphine de Vigan. Les ressorts de la manipulation mentale se déploient à travers les pages, tout comme le débat sur la fiction et l’authenticité des histoires lues par les lecteurs. Un roman habile qui m’a rappelée un film qui m’avait marquée ado, « Jeune fille cherche appartement ». Le livre est efficace, les pages se tournent compulsivement mais j’ai été malheureusement très déçue par la fin, qui de mon humble avis n’était pas à la hauteur des émotions ressenties tout au long de la lecture.

 

Bref, deux amitiés bien différentes qui amènent toutefois le lecteur à se poser des questions sur les valeurs que nous recherchons chez nos propres amis, ce qu’ils représentent dans nos vies, et sur la manière dont ils nous accompagnent. On pourrait peut-être faire un chouette bouquin là-dessus, non ?

 

Je profite de l’occasion pour dédier cette chronique à mon plus fidèle lecteur qui a cru dans le Castor dès les premières discussions et qui commente chacune de ses modestes chroniques. Mon jumeau astrologique est toujours de bonne humeur, toujours en retard et a le rire le plus communicatif qui existe. Cette chronique-là, elle est pour toi Lovely Marty.

 

 

One Comment

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  1. Gaëlle chérie d’amour !!

    Magique !!!!!!!!!!!!!

    Envoyé de mon iPhone

    J'aime

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