Rapide tour d’horizon de la littérature québécoise des 25 dernières années selon La Presse

Ce matin, dans le cahier Arts de La Presse, quelle ne fut pas ma joie de découvrir un article de fond sur l’évolution de la littérature québécoise ces 25 dernières années, les thèmes qui l’habitent, les écrivains qui la font et les éditeurs qui la promeuvent!

Je ne réécrirai pas ce qui l’a été mais voici les liens pour aller consulter les articles.

La littérature québécoise en 10 tendances:

  • le retour du régionalisme
  • l’oralité assumée
  • la montée en puissance des maisons d’éditions non généralistes
  • l’autofiction… et ses critiques
  • l’impact de l’enseignement de la littérature québécoise
  • l’intérêt pour la littérature autochtone et le déclin de la littérature migrante
  • l’amour des contemporains et l’obsession des primoromanciers
  • culture geek, populaire et trash
  • un féminisme décomplexé et une parité qui s’impose
  • la littérature comme seul pays

Les influenceurs (liste non exhaustive bien sûr!)

Les maisons d’éditions qui ont bousculé le milieu littéraire québécois!

  • Marchand de feuilles
  • Mémoire d’encrier
  • Le Quartanier
  • Alto
  • La Peuplade (yeah!)

 

Qu’est-ce que je retiens de tout ça?

Si la littérature est le reflet de notre époque, et bien ça foisonne! Les publications se multiplient, les librairies indépendantes ont repris du poil de la bête, les auteurs sont prolifiques.

Toutefois, je me pose la question, un peu évoquée dans l’article, cette littérature est-elle le reflet d’une époque ou d’un microcosme? J’ai souvent eu cette discussion avec les libraires que je côtoie et les avis sont partagés. Dans mes lectures d’oeuvres québécoises, je constate un certain manque de recul ou un cynisme par rapport à l’époque, notamment en ce qui a trait à la politique. Les plaies du printemps érable sont encore vives… Pourtant, je ne vois pas les centaines de milliers d’immigrants qui habitent Montréal, je ne vois pas les agriculteurs qui vivent de la production industrielle, je ne vois pas les femmes seules retraitées, je ne vois pas les infirmières épuisées, les enseignants dépassés, les amis anglophones, les fiers travailleurs des minières ou des papetières… En revanche, je vois beaucoup de jeunes dans la vingtaine ou la trentaine, parfois parents, souvent fatigués de la vie, de soi, des autres, en décalage avec le monde. Je lis peu d’histoires qui se déroulent à l’extérieur du Québec. Il y en a sans doute mais je suis bien incapable d’en citer quelques unes de façon spontanée. J’ai parfois l’impression qu’on habite dans une bulle au Québec.

Alors si la littérature dit quelque chose de notre époque, elle en dit quoi?

 

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