Ma reine de Jean-Baptiste Andrea (L’iconoclaste)

CVT_Ma-reine_1770

Quatrième ouvrage lu de la sélection du Festival du Premier roman de Chambéry. C’était le seul livre dont j’avais entendu parler je ne sais plus trop où mais la critique était bonne… Des heures de plaisir en perspective! 🙂

Je regarde cette couverture étrange, à mi-chemin entre un territoire australien et un monde extraterrestre où une petite fille qui a l’air de sortir d’une pub des années 1980 regarde au loin, dans un effet flouté. Mouais. La typographie est magnifique au demeurant. Allez zou, c’est parti !

 

C’est l’histoire d’un jeune garçon au début de l’adolescence, en 1965 dans les montagnes de Provence. Au fil des pages, on découvre qu’il a une déficience intellectuelle, qui fait en sorte qu’il est un peu moins rapide que la majorité des gens. Il ne va plus à l’école et reste à la station-service de ses parents qui tourne au ralenti, où son bonheur réside dans le fait de porter une veste Shell et de faire le plein. Un jour, pourtant, il décide de « partir à la guerre » après avoir entendu ses parents dire qu’il ne pouvait plus prendre soin de lui. Il s’enfuit en pleine nuit dans les montagnes où il fait la connaissance de la jolie Viviane, du même âge, qui deviendra son amie. Sa reine.

Au cours des pages, il (son prénom n’est jamais dévoilé) va connaître la faim, le froid, la peur, la maladie mais aussi l’amour (sans le comprendre), et la complicité. Jusqu’au jour où… Gardons le mystère! Il finit toutefois par faire la rencontre de Matti, un berger solitaire, qui s’ouvre au jeune garçon, qui deviendra lui, au fil des pages, un jeune homme.

 

Dans ce roman qui se lit facilement et rapidement, le scénariste devenu auteur n’est pas loin. Pour les personnes qui ont déjà eu la chance d’aller dans les Alpes, les paysages montagneux se reconstituent facilement dans les esprits. La vulnérabilité de l’adolescent se reflète dans la puissance de la nature. Sa simplicité et sa bonté sont tout aussi inséparables de ses nouveaux réflexes d’homme.

Je suis restée sur ma faim et c’est un autre livre qui sera vite oublié pour ma part. Que l’on ne s’y méprenne pas, j’ai passé un bon moment de lecture mais je m’attendais à mieux. Ou peut-être avais-je eu l’impression que le livre serait traité d’une autre façon. Quoiqu’il en soit et malgré le talent déployé par l’auteur, je n’ai pas aimé cette narration subjective, ce « je » d’un adolescent aux capacités limitées. Je ne m’y suis jamais attachée et n’ai tout simplement pas embarqué dans ce conte initiatique. Ça arrive et c’est aussi ça la lecture.

 

★★

 

One Comment

Add yours →

  1. Tout à fait d’accord avec toi. Pas mal, mais je n’y ai pas vraiment cru.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :