LE BÛCHER DES VANITÉS de Tom Wolfe (Livre de poche)

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Voici un livre qui plaira à un grand nombre de lecteurs. Tout y est : intrigue bien ficelée, personnages hauts en couleur, tout ça sur fond de tensions raciales, inégalités sociales (Wall Street c. le Bronx) dans le New York de la fin des années 1980…

En résumé, un Maître de l’Univers (tel que se décrit lui-même ce trader en obligations) et sa jeune maîtresse sexy renversent par inadvertance un adolescent noir et prennent la fuite, après s’être perdus dans le Bronx. Malheureusement, le jeune homme tombe dans un coma irréversible… S’ensuit le récit de la déchéance d’un homme, aussi ignoble soit-il, orchestrée par pur intérêt personnel par une poignée d’hommes de loi, de militants de la cause raciale et un journaliste… Cette galerie de personnages est fort intéressante au demeurant. À l’époque où les séries télévisuelles ne donnaient pas tant de profondeur à ceux-ci, le livre décrit très justement sur plus de 900 pages l’hommerie des différents protagonistes. L’on retrouve Sherman McCoy, le WASP arrogant, lâche et pourtant tiraillé par la culpabilité de son acte ; Tommy Killian, son avocat irlandais opiniâtre qui ne s’embarasse guère de l’éthique ; Kramer, le substitut du procureur Abe Weiss (qui malgré son nom faisant référence à Abraham Lincoln et au chevalier blanc, fait de ce cas son cheval de bataille pour sa réélection au poste de procureur) ; Peter Fallow, le journaliste britannique alcoolique et imbu de lui-même qui choisit de relancer sa carrière avec ce fait divers ; le révérend Bacon, militant de la cause des Africains-Américains de la première heure qui veut profiter de cette affaire pour regarnir ses propres fonds… Les personnages secondaires sont tout aussi intéressants bien que moins étoffés, notamment les caractères féminins.

Ce livre relate l’hommerie qui sommeille en chacun de nous, dans une ville à l’époque profondément divisée où le taux de criminalité atteignait des sommets. Trente années ont passé mais le roman, acclamé par la critique et les lecteurs, n’a pas pris une ride et demeure agréable à lire, en dégustant une boisson chaude et en écoutant ce cher Leonard Cohen en trame sonore…

One Comment

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  1. J’ai adoré ce livre. Tom wolfe donne tant d’épaisseur aux personnages qu’on croirait les sentir tout près de nous

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